Historiquement 

Le massage trouve l’une de ses racines il y a environ 3000 ans avant JC. En effet, des manuscrits chinois relatent l’emploi de cette technique à des fins thérapeutiques.

Mais en réalité, c’est une pratique bien plus ancienne, environ 6000 ans avant JC, par le massage Ayurvédique (massage faisant parti du protocole de soins propre à cette médecine indienne ancestrale – Abhyanga, Chachemirien par ex).

En Europe, il faudra attendre les Grecs, il y a environ 2000 ans pour que la pratique du massage se développe.

C’est au 19ème siècle que le terme « massage » est apparu dans le vocabulaire français. Son étymologie vient du grec « massein », de l’hébreux « masesh » et de l’arabe « mass » qui signifie pétrir, palper, presser légèrement.

En pratique

Il s’agit d’une relation étroite avec notre propre corps et notre esprit. Il y a, dans tous les cas, un avant et un après massage. Les transformations naissent dès que le toucher du masseur s’installe sur votre peau. Des bouleversements biologiques peuvent avoir lieu et notre santé s’améliore au fur et à mesure des soins que nous recevons.

Aujourd’hui, les vertus curatives à court et long terme du massage sont incontestées grâce à des études réalisées au Canada et en Suède par exemple.

Ces études ont démontrées les bienfaits thérapeutiques des massages :

★ Apaise les raideurs articulaires et douleurs neuro musculaires chroniques

★ Soulage les maux de tête 

★ Régule les troubles digestifs

★ Fait baisser l’intensité du stress et de ses conséquences sur l’organisme

★ A des actions anti-inflammatoireantalgique et détoxifiantes reconnues égales à un traitement médicamenteux (sans les effets secondaires :-))

Booster du système immunitaire (notamment par le drainage lymphatique opéré par le massage)

★ Aide notre corps dans son homéostasie (notamment par le biais du système hormonal (équilibre dans la sécrétion d’hormones)

Et cette liste n’est pas exhaustive…

Comment ça marche ? 

La peau constitue l’organe le plus important du corps humain. Elle représente entre 15 et 20% de son poids total et se compose de 3 couches : épiderme, derme et hypoderme.

La peau et le système nerveux ont une origine commune : l’ectoderme (feuillet externe de l’embryon dont dérivent l’épiderme et le système nerveux).

Dans le développement du corps à l’état embryonnaire, un groupe de cellules devient le système nerveux qui traite toutes les informations reçues du monde sensoriel et un autre groupe de cellules devient notre peau, enveloppe de notre corps et contact avec l’extérieur.

Nous pouvons parler d’un axe « cerveau-peau ».

Pour exemple, le stress et son double impact sur notre organisme => la production de cortisol :

– sécrété au niveau des glandes corticosurrénales (sur les reins)

– synthétisé par la peau au niveau des keratinocytes et des follicules pilo-sébacés

Notre peau est l’enveloppe physique et psychique qui révèle ou cache notre personnalité.

Nos maux intérieurs peuvent se traduire en symptômes visibles sur notre peau :  rougeurs, éruptions cutanées, allergies, desquamation etc…

D’une extrême sensibilité, notre peau permet le sens du toucher grâce à environ 50 récepteurs par mm2 de peau :

  • Thermorécepteurs sensibles à la chaleur et au froid
  • Nocirecepteurs qui perçoivent la douleur
  • Mécanorécepteurs, les récepteurs du toucher avec les corpuscules de :
    • Meissner qui détectent les contacts rapides
    • Pacini qui réagissent aux pression et aux vibrations
    • Merkel qui sont sensibles aux pressions constantes et continues
    • Ruffini plus profonds qui réagissent aux pressions fortes

 

Chaque mécanorécepteur est relié à des fibres nerveuses connectées au système nerveux central.

Lorsque nous sommes touchés, notre corps envoie des stimuli nerveux à notre cortex somatosensoriel (La somesthésie désigne les sensations conscientes éveillées par la stimulation des tissus du corps et notamment de la peau).

Le toucher « émotionnel » est, quant à lui, projeté sur notre cortex insulaire qui est très impliqué dans le contrôle de nos émotions. Les fibres nerveuses CT (C-tactile en anglais) entrent en jeu (fibres impliquées dans le toucher affectif) et sont concentrées notamment sur le dos, les épaules, le cuir chevelu et les avant-bras.

 

A l’occasion de contacts agréables, l’organisme libère une substance : l’ocytocine, parfois appelée, l’hormone de la confiance, de l’empathie, de la générosité et de la sexualité. Cette molécule renforce les liens de confiance et de coopération au sein des groupes et diminue le stress. Elle se fait appeler dans le langage courant, l’hormone du bonheur ou l’hormone du plaisir.

En résumé

Aujourd’hui, il est clairement admis en pratiques cliniques que le massage a de nombreux intérêts au niveau du bien-être corporel :

  1. Diminution de l’intensité du stress
  2. Effets antidouleurs puissants : analgésie de proximité grâce notamment à l’augmentation de la sécrétion de sérotonine qui provoque un effet antalgique
  3. Effet anti-inflammatoire puissant grâce notamment à l’augmentation significative de la sécrétion du cortisol au niveau des surénales et des kératynocites
  4. Renforcement du système immunitaire : le massage permet de produire davantage de cellules « dévoreuses » de tumeurs
  5. Renforcement de l’équilibre hormonal
  6. Soutien à l’élimination des toxines par les systèmes urinaire et lymphatique
  7. Amélioration du sommeil
  8. Développement de l’estime de soi par l’acceptation de son corps dans sa plus simple expression

 

Quelques références qui m’ont aidé à écrire cet article : Etude Suédoise sur le toucher, Le toucher émotionnel, Les bienfaits des massages

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